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Swaziland: Vue d'ensemble

©UNICEF
La carte sur ce site ne reflètent pas une position de l'UNICEF sur le statut légal des pays et territoires représentés ou sur la délimitation de leurs frontières.
Les deux tiers des Swazis sont pauvres et la plupart d'entre eux vivent en zone rurale. À près de 40 pour cent, le taux de prévalence du VIH au Swaziland est le plus élevé du monde. Les projets soutenus par l'UNICEF dans ce pays visent à améliorer l'accès aux traitements antirétroviraux, à informer la population sur le SIDA et à lutter contre la transmission.

Problèmes des enfants au Swaziland

  • Le nombre d'orphelins qui explose depuis 2000 atteint désormais 100 000, en grande partie à cause du VIH/SIDA. Cette situation devrait encore empirer à mesure que les taux de prévalence du VIH chez les 20 à 30 ans s'approchent des 50 pour cent.
  • La transmission du VIH de la mère à l'enfant est à l'origine d'une hausse du taux de mortalité des nourrissons de presque 50 pour cent depuis 1995.
  • Le SIDA a instauré un cercle vicieux en détruisant la cellule familiale traditionnelle. Les orphelins sont souvent pauvres et ne mangent pas à leur faim, abandonnent l'école et deviennent vulnérables à la violence, au viol et à la maltraitance. 40 pour cent d'enfants souffrent de malnutrition chronique.
  • Le Swaziland connaît une grave pénurie de professionnels de la santé qualifiés.

Activités et résultats pour les enfants

  • L'accès aux traitements antirétroviraux devait être multiplié par deux entre septembre et décembre 2004, puis encore par deux à la fin de 2005, afin que 13 000 personnes puissent en bénéficier.
  • L'UNICEF et ses partenaires ont mis en place un cadre de prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant, qui comprendra notamment la formation de centaines d'infirmières et de conseillers.
  • Un partenariat inédit forgé avec les organisations religieuses produit des résultats extraordinaires, en mettant à profit l'influence de ces groupes pour promouvoir les droits des enfants et prévenir ou atténuer les effets du VIH/SIDA. L'une des initiatives les plus réussies de cette collaboration est un concours de choristes auquel participent des centaines d'enfants qui luttent contre le VIH/SIDA en sensibilisant chaque communauté. L'UNICEF travaille directement avec les églises, dont les membres sont disposés à faire de bonnes oeuvres dans leur communauté.
  • Des centres de soins de quartier ont été créés dans des centaines de communautés afin d'apporter une aide essentielle aux orphelins et aux enfants vulnérables. Près de 30 000 jeunes ont recours à ces centres novateurs pour obtenir de la nourriture, des vêtements, des tôles de toiture, du matériel de traitement de l'eau et des services sociaux.
  • Le programme d'Éducation pour tous lancé par le gouvernement a fourni les fonds nécessaires pour scolariser plus de 80 000 orphelins et enfants vulnérables.
  • Des efforts de « Mobilisation par l'action » ont révolutionné l'attitude du public au sujet du VIH/SIDA et de la maltraitance sexuelle des enfants. Autrefois passés sous silence, ces problèmes sont à présent ouvertement discutés ; la dénonciation des sévices sexuels (principalement le viol) a fortement augmenté depuis que des pièces spécialement réservées aux enfants ont été aménagées dans les postes de police pour interroger les jeunes.
  • L'UNICEF a soutenu la formation de plus de 1 500 protecteurs des enfants chargés d'offrir « une épaule pour pleurer » aux rescapés des sévices, afin de les rassurer et de leur redonner espoir.