Information par pays

Sierra Leone:

©UNICEF
La carte sur ce site ne reflètent pas une position de l'UNICEF sur le statut légal des pays et territoires représentés ou sur la délimitation de leurs frontières.
La Sierra Leone continue de progresser, passant de sa situation d'urgence humanitaire à une situation de relèvement, de développement et de consolidation de la paix qui règne depuis la signature de l'accord de paix de 2002. Ces progrès s'accompagnent toutefois d'une certaine fragilité qu'expliquent plusieurs facteurs : les menaces à la sécurité; les questions de responsabilité, transparence et corruption; une application déficiente des instruments de droits de l'homme et de l'état de droit; la pauvreté économique d'une grande partie de la population et le manque de possibilités d'améliorer sa situation économique; et des disparités régionales considérables, surtout entre régions rurales et agglomérations urbaines.

La Sierra Leone reste un « Etat fragile », avec un secteur public aux capacités limitées et qui ne dispose même pas des installations de base qui lui permettraient de prodiguer des services adéquats à la majorité de ses citoyens. Les espoirs et promesses d'une vie meilleure qu'avaient engendrés l'accord de paix ne semblent pas se traduire de manière concrète par des progrès dans les services de base, des possibilités d'emploi et une infrastructure bien développée.

Le chômage des jeunes reste l'un des principaux problèmes, que ce soit sous l'angle du développement ou celui de la consolidation de la paix. Dans la Sierra Leone, les jeunes représentent le tiers de la population et les deux tiers des jeunes du pays sont sans emploi.

Au total, 69 pour cent des enfants en âge d'aller à l'école primaire y vont; il faudra donc consentir des efforts importants pour atteindre l'Objectif du Millénaire pour le développement en ce qui concerne l'éducation. On note toutefois des indicateurs positifs, notamment l'élaboration d'un Plan du secteur de l'éducation, dans le cadre de l'Initiative pour l'accélération de l'éducation pour tous; les 20 pour cent du budget national maintenant alloués à l'éducation; et l'engagement politique du gouvernement, pris avec force, à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement dans le domaine de l'éducation ainsi que les buts de l'Education pour tous.

Si les disparités entre sexes ont quasiment disparu au niveau de l'éducation primaire, elles résistent aux niveaux de base, secondaire et tertiaire. Le Gouvernement de la Sierra Leone a fait preuve de son attachement à l'égalité des sexes, notamment en mettant sur pied un Ministère du bien-être social, de l'égalité des sexes et des enfants (MSWGCA). Mais il faudra redoubler d'efforts pour améliorer la scolarisation des filles et pour qu'elles restent à l'école jusqu'à la fin de leurs études et aussi pour influencer les attitudes concernant l'importance de l'éducation des filles. Il importe également de noter que les femmes de la Sierra Leone sont désavantagées par le droit coutumier et les lois du pays à la fois, en ce qui concerne le mariage, le divorce, la propriété et l'héritage.

L'Initiative en faveur de l'éducation des filles

L'UNGEI a été lancée en Sierra Leone en juillet 2005 dans le cadre du Réseau de la Sierra Leone pour l'éducation des filles (Sierra Leone Girls' Education Network, SLeGEN).

Partenaires

A l'échelle nationale, le partenariat est dirigé par le Responsable du Bureau des questions sexospécifiques du Ministère de l'éducation, de la science et de la technologie, et le Forum des éducatrices africaines occupe le poste de co-président. Autres partenaires notables : ActionAid, CAUSE Canada, Christian Children's Fund, Education Reporters Association, Conseil municipal de Freetown, Conseil de la réforme nationale, Association des femmes universitaires de la Sierra Leone, Mouvement des étudiants pour l'éducation des filles, Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF),  Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), Programme alimentaire mondial (PAM), World Vision et Zonta Club.

Obstacles à l'éducation des filles

Les principaux obstacles à l'éducation des filles sont, entre autres :

  • La pauvreté, qui oblige les filles à trouver des revenus supplémentaires pour la famille et à s'occuper de leurs frères et sours plus jeunes.
  • Un faible niveau d'alphabétisation chez les femmes.
  • Des pratiques culturelles, comme le mariage des enfants par exemple, et le rôle traditionnel de mère et d'épouse attribué aux femmes.
  • Les coûts de l'éducation pour les parents, les frais de scolarité eux-mêmes mais aussi les coûts d'opportunité.

Le gouvernement a certes mis en place une politique d'éducation primaire gratuite mais il n'y a pas assez d'écoles. Et même si les études sont gratuites, les parents trouvent souvent que le coût des uniformes, des repas, du transport et des livres, est prohibitif.

L'UNGEI en action

Le principal objectif de l'UNGEI en Sierra Leone consiste à suivre la mise en ouvre des programmes et à veiller à ce que l'on progresse dans les secteurs de l'éducation des filles qui ont été jugés prioritaires.

Progrès

Les principales activités du partenariat concernent :

  • La création d'une base de données.
  • Une enquête nationale sur l'éducation des filles en Sierra Leone.
  • Une analyse sexospécifique des programmes scolaires.
  • La formation des enseignants.
  • La sensibilisation des populations.
  • Le plaidoyer.

L'UNGEI dans le cadre d'autres interventions nationales et internationales

L'UNGEI collabore avec le Bureau de la coordination de l'aide au développement, qui met en ouvre le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP).