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Iraq: Vue d'ensemble

©UNICEF
La carte sur ce site ne reflètent pas une position de l'UNICEF sur le statut légal des pays et territoires représentés ou sur la délimitation de leurs frontières.
Pour un enfant, il n'y a jamais eu d'endroit plus difficile et plus dangereux que l'Iraq. Les éléments essentiels d'une enfance sécurisée et heureuse - l'école, les soins de santé, les jeux et un environnement familial stable -deviennent inaccessibles en raison d'un conflit meurtrier d'origine religieuse. L'insécurité affaiblit les services sociaux, fait perdre au pays ses médecins et ses enseignants expérimentés et crée des fractures entre des communautés autrefois paisibles. Les Iraquiens sont de plus en plus nombreux à s'enfuir de chez eux pour trouver la sécurité dans d'autres régions du pays ou à l'étranger. Ce déferlement de violences et de mouvements de population a créé une situation d'urgence humanitaire majeure, où la santé des enfants, leurs droits et même leur vie sont en grand danger.

Problèmes auxquels les enfants sont confrontés en Iraq

  • En 2006, presque 700 000 Iraquiens étaient déplacés dans leur propre pays, en raison d'une escalade de la violence d'origine religieuse. Les importants mouvements de population ont déséquilibré les services sociaux, obligeant un bon nombre de communautés à lutter pour faire face à l'afflux de nouveaux venus.
  • On constate un recul sensible des services sanitaires tels que la vaccination. C'est ainsi que plus d'un million d'enfants iraquiens de moins de cinq ans (environ le cinquième de ce groupe d'âge) n'ont pas eu leur vaccination de routine contre les maladies d'enfance courantes.
  • On enregistre des manifestations de retard de développement chez un enfant iraquien sur cinq, ce qui est le signe de problèmes nutritionnels à long terme. Les cas de diarrhée sont également en augmentation en raison de la pénurie d'eau salubre.
  • On constate une chute des ratios en matière d'éducation. Même avant 2006, on estimait qu'au moins 800 000 enfants n'étaient pas scolarisés. On signale à Bagdad de nombreuses fermetures d'école, et bien des écoles ont été l'objet de violentes attaques. L'éducation des filles en particulier se heurte à de graves difficultés.
  • Les femmes enceintes ont de moins en moins accès aux services prénatals et aux soins obstétriques d'urgence susceptibles de leur sauver la vie.
  • Presque chaque jour, la violence crée de nouveaux orphelins; il y a un nombre croissant de foyers où une femme est le chef de famille et de foyers ayant perdu, à cause du conflit, celui qui constituait la première source de revenus.
  • On note une augmentation des risques de problèmes psychosociaux liés à la tension nerveuse chez les enfants témoins de la violence ou vivant dans la crainte de la violence, alors que les risques de maltraitance et d'exploitation sont toujours plus importants. Les enfants des rues et la toxicomanie constituent des phénomènes de plus en plus visibles dans le centre des villes iraquiennes.