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Ghana: Vue d'ensemble

©UNICEF
La carte sur ce site ne reflètent pas une position de l'UNICEF sur le statut légal des pays et territoires représentés ou sur la délimitation de leurs frontières.
Le Ghana a bien progressé vers une amélioration de l'accès à l'éducation et la réduction des disparités entre sexes. En 2005, le Ministère de l'éducation a aboli les frais de scolarité dans tout le pays au niveau de l'éducation de base et introduit un système de subventions proportionnelles au nombre d'élèves pour toutes les écoles de niveau élémentaire, après un essai couronné de succès en 2004. Parce qu'il aborde bien le problème de la pauvreté - l'un des principaux obstacles à l'accès à l'éducation --  ce système de subventions a montré qu'en éliminant les frais de scolarité, on réduisait les disparités entre sexes et que cela avait un impact immédiat et considérable sur la scolarisation.

Cela s'est avéré particulièrement juste pour l'école maternelle. Le nombre d'élèves y est passé d'environ 500 000 en 2004-2005 à plus de 800 000 en 2005-2006, soit une augmentation de 67 pour cent. A cours de la même période, le taux net de scolarisation dans le primaire est passé de 59,1 à 68,8 pour cent, alors que la scolarisation au niveau du premier cycle du secondaire passait de 31,6 à 41,6 pour cent.

Cette augmentation a été plus forte chez les filles que chez les garçons, ce qui a permis de réduire l'écart entre les sexes. L'indice national de parité des sexes dans le primaire est passé de 0,93 à 0,95. On observe une tendance similaire dans les régions les plus pauvres et les plus reculées, ce qui confirme que l'abolition des frais de scolarité bénéficie aux personnes pauvres.

Cette augmentation du nombre d'élèves a toutefois fait apparaître un certain nombre de problèmes. On constate notamment une pénurie d'enseignants (dans les régions isolées en particulier), un manque d'infrastructures scolaires et des conséquences sur le financement qui pourraient avoir des répercussions négatives sur la qualité des enseignants et de l'enseignement, et donc sur les résultats de l'éducation.

Initiative pour l'éducation des filles

UNGEI n'a pas été lancée officiellement au Ghana, mais les partenariats pour l'éducation des filles y existent depuis quelque temps, surtout depuis la création, en 1997, de l'Unité pour l'éducation des filles au sein du Service d'éducation du Ghana, au Ministère de l'éducation.  Au niveau de la décentralisation, il y a un fonctionnaire chargé de l'éducation des filles dans chaque région et chaque district du pays.

Le Ministère de l'éducation, avec l'appui de l'UNICEF, a développé des stratégies pour l'éducation des filles et les a mises en ouvre avec d'autres partenaires.

Le Plan stratégique national pour l'éducation 2003-2015 a procédé à une évaluation complète de l'Education pour tous, des Objectifs du Millénaire pour le développement et de la Stratégie de réduction de la pauvreté. Tous ces efforts sont étroitement liés et ils donnent la priorité à l'amélioration de l'accès à une bonne éducation de base et à la réalisation de la parité des sexes en fournissant aux filles du matériel et un appui financier, des bourses par exemple, des rations alimentaires, des bicyclettes ou des manuels scolaires.

Partenaires

ActionAid, le Forum des éducatrices africaines (FEA), la Commission nationale du Ghana chargée des enfants, du Ministère des affaires de la femme et de l'enfant, le Ministère du développement international du Royaume-Uni, l'Agency for International Development des Etats-Unis (USAID), le Programme alimentaire mondial, l'Entraide universitaire mondiale du Canada, des parlementaires, des gouvernements locaux (conseils de coordination régionaux et assemblées de districts), chefs traditionnels et autorités religieuses.

Les obstacles à l'éducation des filles
  • Les préjugés sociaux et culturels contre l'éducation de type classique, en particulier pour les filles (le plus souvent dans le nord du pays, où la pauvreté est fréquente et l'Islam domine).
  • L'incapacité des parents ou tuteurs de s'acquitter des frais liés à l'éducation, uniformes, cahiers, alimentation, ainsi que les coûts d'opportunité que présente l'envoi des filles à l'école.
  • Les distances élevées entre le foyer et l'école, le manque d'installations sanitaires et la pénurie d'endroits adaptés aux besoins des enfants dans les écoles.
    L'UNGEI en action

Bien qu'il n'y ait pas de partenariat UNGEI officiel, les priorités décidées pour faire avancer l'éducation des fille sont les suivantes

  1. Stratégies de plaidoyer et de communication pour modifier les attitudes négatives à l'égard de l'éducation des filles et mobiliser en ce sens les personnes qui jouissent du respect et de l'autorité au sein de la communauté.
  2. Atteindre les enfants pauvres et vulnérables. L'introduction de subventions proportionnelles au nombre d'élèves, financées en partie par l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) a permis de progresser considérablement sur cette voie. Ces subventions sont maintenant complètement intégrées dans le budget du Ghana.
  3. La construction et la rénovation ciblées d'écoles, de classes et d'autres installations, toilettes séparées pour filles et garçons, par exemple.

Progrès

Le Ministère de l'éducation du Ghana a créé une Unité pour l'éducation des filles au sein du Service d'éducation du Ghana en 1997. L'éducation des filles fait partie intégrante du plan de travail opérationnel du Ministère de l'éducation et chaque région et district compte un Fonctionnaire chargé de l'éducation des filles. L'abolition des frais de scolarité, associée à la mise en place d'un système de subvention proportionnelle au nombre d'élèves, a été l'une des interventions les plus efficaces pour améliorer l'accès des filles à l'éducation. Autres mesures prises : offre de bourses et de bicyclettes pour les filles; formation et déploiement d'enseignantes dans les régions rurales; mise sur pied de clubs et de camps pour filles; renforcement des capacités des fonctionnaires chargés de l'éducation des filles, dans tous les districts et régions; et publication d'un rapport national sur le statut de la parité des sexes dans l'éducation.

L'UNGEI dans le cadre d'autres interventions nationales et internationales

  1. L'approche sectorielle de la planification est en place dans le secteur de l'éducation, sur la base du Plan stratégique pour l'éducation au niveau national 2003-2015. L'un des dix objectifs du Plan stratégique, en matière de politique, consiste à parvenir à la parité et à l'égalité des sexes à tous les niveaux de l'éducation.
  2. Le premier document de stratégie de réduction de la pauvreté, Ghana Poverty Reduction Strategy (GPRS), couvrait la période 2003-2005, et le pays est parvenu au point d'achèvement de l'initiative des PPPE en 2004. Le document de stratégie actuel Ghana Poverty Reduction Strategy (GPRS II) couvre la période 2006-2009.
  3. La proposition faite par le Ghana à l'Initiative pour l'accélération, qui insiste sur la promotion de l'éducation des filles, a été entérinée en 2003-2004.  Le pays a reçu 9 millions de dollars E.-U. du Fonds catalytique pour l'Initiative pour l'accélération en 2005, et devait recevoir 11 millions de dollars en 2006.
  4. Le Ghana a élaboré son troisième Plan-cadre des Nations Unies pour l'aide au développement (UNDAF), instrument de gestion visant à coordonner les activités du système des Nations Unies au cours de 2006-2010, sur la base du Bilan commun de pays (BCP) 2005. L'éducation des filles fait partie de l'UNDAF pour la question de la programmation commune - en particulier entre l'UNICEF, l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) - et est l'un des six thèmes décidés par le plan-cadre.