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L'éducation des filles renforcée par des repas et les mentors scolaires

©USAID
La Bourse des ambassadeurs pour l'éducation des filles (AGSP) apporte le sourire à Rachida Moussa, à droite, et à son mentor scolaire, Madame Bernadette Ouinin Mora

« Avant, je devais emporter mes repas de la maison, » dit Mamanfati Issifou, titulaire d'une Bourse des ambassadeurs pour l'éducation des filles (AGSP); « aujourd'hui, grâce à la bourse, je déjeune à l'école. » L'AGPS a débuté au Bénin en 2004 dans le cadre de l'Initiative pour l'éducation en Afrique afin d'aider les enfants les plus pauvres à aller à l'école primaire. A ce jour, plus de 5 000 filles ont reçu des bourses. Depuis 2007, 1 200 des garçons les plus nécessiteux ont également reçu une bourse avec uniforme, fournitures scolaires et repas quotidien compris. Pour Rachida Moussa, à droite sur la photo, le repas est ce qui incite les enfants pauvres à rester à l'école. La plupart d'entre eux vivent loin et se rendent à l'école à pied. Sans le repas scolaire, ils ne mangeraient pas de la journée.  


Mamanfati, 12 ans, est titulaire d'une bourse AGSP depuis 2004. Elle est en sixième année à l'école primaire Zongo de Parakou, une localité située au cour du Bénin. Son père est décédé il y a quatre ans. Sa mère l'élève, elle et ses cinq frères, en faisant des lessives et peut seulement se permettre d'envoyer à l'école Mamanfati et  deux de ses frères. L'un est en huitième année, l'aîné en dernière année au lycée. Grâce à la bourse, sa mère avait convaincu le père de Mamanfati de l'envoyer à l'école publique avec ses deux frères. Mamanfati a de la chance car elle reçoit le soutien de sa mère pour aller à l'école et, pour ses devoirs, non seulement l'aide de ses frères aînés mais aussi celle de son mentor scolaire, Madame Bernadette Ouinin Mora (à gauche sur la photo). Les mentors sont des bénévoles qui jouent un rôle important au sein de l'AGSP pour maintenir à l'école les filles et les garçons. Bernadette Ouinin Mora, qui est institutrice, se rend après les cours au domicile de 35 élèves, leur donnant des conseils et surveillant leurs devoirs.  Bernadette Ouinin Mora veille également à ce que les parents laissent les enfants étudier au lieu de travailler.


World Education et deux partenaires locaux béninois, le Groupe d'action pour la Justice et l'Egalité Sociale et l'Association pour la Protection de l'Enfance Malheureuse, ont recours à une forte participation de la communauté locale,  de manière tout à fait transparente, pour identifier et soutenir les filles les plus démunies y compris les victimes de la traite des enfants, les malentendants et les autres filles ayant des besoins particuliers.  


Mamanfati et ses frères scolarisés préfèrent parler français à la maison. Mamanfati a de l'ambition et veut devenir médecin. Au Bénin, l'AGSP donne l'espoir d'un meilleur avenir à de nombreux  enfants parmi les plus vulnérables comme Mamanfati et Rachida.


 
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