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Madagascar: Vue d'ensemble

D'après le Ministère de l'éducation, le taux net de scolarisation est passé de 76,5 pour cent en 2001-2002 à 97 pour cent en 2005- 2006. Les enquêtes réalisées auprès des ménages1, cependant, donnent un taux net scolarisation de 67 pour cent pour 2004-20052. Le Ministère de l'éducation n'a pas ventilé par sexes les taux net ou bruts de scolarisation mais l'on estime que les disparités en termes de scolarisation sont minimales et qu'il n'y en a pas en termes d'achèvement des études.
Le Plan d'action de Madagascar souligne la nécessité de scolariser tous les enfants, d'améliorer de manière significative le taux d'achèvement des études (de 57 pour cent en 2006 à 95 pour cent en 2012) et de diminuer le taux de redoublement (de 20 pour cent en 2006 à 10 pour cent en 2012), conformément à la stratégie de l'Education pour tous et aux Objectifs du Millénaire pour le développement. Le Ministère de l'éducation a mis à jour le plan de l'Education pour tous et devrait être habilité à accéder au deuxième versement de fonds d'amorçage en 2007, dans le cadre de l'Initiative d'accélération de l'éducation.
Initiative pour l'éducation des filles
L'UNGEI a été lancée en 2005 à Madagascar. Le but est de donner aux questions de parité des sexes une place importante dans les questions de planification et de politique, d'améliorer la qualité de l'enseignement, pour les filles comme pour les garçons, et de promouvoir la mise en ouvre d'actions spécifiques dans les régions où les disparités entre sexes sont profondes.
Partenaires
Sous l'égide de l'UNICEF, à l'appui du Ministère de l'éducation et du Ministère de la population, les partenaires au niveau national, sont, entre autres : Le Forum des éducatrices africaines, Orange Madagascar, le Programme des Nations Unies pour le développement, UNESCO, ONUSIDA, le Peace Corps des Etats-Unis. Au niveau de la communauté, le Comité de l'UNGEI se compose de membres de CISCO, du cabinet du Maire, du Ministère de la population et de l'Association des femmes.
Obstacles à l'éducation des filles
Parmi les principaux obstacles à l'éducation des filles, on note :
- La pauvreté et les réserves des parents vis-à-vis de la valeur de l'éducation.
- Les facteurs économiques et culturels qui affectent les adolescents, comme le mariage des enfants et le travail des enfants.
- La mauvaise qualité de l'éducation, ce qui donne des arguments aux parents qui préféreraient que les enfants apportent une contribution aux revenus du foyer plutôt que d'aller à l'école.
L'UNGEI en action
L'UNGEI à Madagascar soutient l'action dans les régions où persistent les disparités entre sexes dans l'éducation. En 2006, l'UNGEI a commandé une série d'études pour étudier les obstacles à l'éducation des filles dans ces régions et proposer un programme scolaire qui tienne davantage compte des filles. Une « stratégie de fille à fille », dans le cadre de laquelle des filles plus âgées (« grande sours ») sont associées à des filles plus jeunes, offre un réseau de soutien qui aide les filles plus jeunes à rester à l'école. Les parents et les autorités locales ont été sensibilisés aux problèmes des besoins spéciaux des filles en matière de protection.
Progrès
Depuis 2002, le Ministère de l'éducation inscrit gratuitement les élèves à l'école primaire et il distribue des trousses scolaires à tous les nouveaux élèves de première année. Ces deux mesures ont contribué fondamentalement à l'augmentation considérable du nombre d'inscriptions. Le nombre d'enfants inscrits dans le primaire est passé de 2,4 millions pour l'année scolaire 2002-2004 à près de 3,6 millions en 2004-2005.
Le cycle de l'éducation primaire a été prolongé, de cinq à sept ans, pour que les enfants acquièrent une fondation plus solide dans les matières de base et qu'ils puissent avoir sept années d'éducation dans leur village natal.
Pour améliorer la qualité de l'éducation, on a mis au point une « Approche fondée sur les compétences » grâce à laquelle on donne aux enfants des compétences qui leur seront utiles dans leur vie quotidienne. Cette démarche est menée à bien avec la participation renforcée des parties prenantes grâce au Contrat de programme pour le succès des écoles, à l'élaboration de cartes scolaires et la création de cantines à l'école.
L'UNGEI dans le cadre d'autres interventions nationales et internationales
Les membres du groupe UNGEI souhaitent que l'on donne aux questions de parité des sexes une place importante dans les discussions sur les cadres de travail suivants :
- le Plan d'action de Madagascar (la stratégie de réduction de la pauvreté du pays).
- l'Initiative pour l'accélération de l'éducation, dont Madagascar est devenu membre en 2005.
- le Bilan commun de pays, effectué en 2003.
- le Cadre des Nations Unies pour l'aide au développement 2005-2009, qui est axé sur l'offre d'une éducation de qualité, dans le secteur primaire, à destination de tous les enfants et également à la mise en place de programmes d'alphabétisation.
En outre, la question de l'éducation des filles fait partie du Plan national d'action pour l'éducation.
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1 UNICEF, « Enquête Permanente auprès des Ménages », 2005.
2 Ces divergences pourraient s'expliquer par les différentes estimations des populations d'un âge spécifique auxquelles sont parvenue les deux sources, ainsi que par des inconsistances sur la façon d'enregistrer les chiffres sur la scolarisation.