Le correspondant de Radio de l'UNICEF Chevigny Blue parle des trois « filles stars » en de l'Inde qui sont parvenues à briser le carcan socio-économique pour réussir dans la vie.
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NEW YORK, États-Unis, 9 mai 2007 - À partir de cette semaine, trois camions rehaussés de couleurs vives prendront la route pour projeter 15 courts-métrages dans 180 villages à travers trois États de l'Inde. Ce projet vise à engager un dialogue fructueux avec les communautés sur les avantages de l'éducation des filles.
Ces films mettent en scène les « filles stars » qui ont participé à un programme soutenu par l'UNICEF. Ils montrent des filles et des jeunes femmes qui, grâce à l'éducation et à leurs motivations personnelles, ont amélioré leur propre vie et celles d'autres personnes de leur communauté. Cette série relate l'histoire de filles issues de régions désavantagées de cinq États de l'Inde qui sont parvenues à briser le carcan socio-économique pour réussir dans la vie et devenir autonomes.
Conséquence directe de l'éducation qu'elles ont reçue, ces filles et ces femmes sont devenues des modèles qui encouragent des filles plus jeunes à aller à l'école et à y rester. Elles sont enseignantes, infirmières ou travaillent dans des secteurs plus inhabituels traditionnellement réservés aux hommes, comme l'archerie, l'apiculture et le recyclage de la ferraille.

Les jeunes stars assisteront aux projections qui auront lieu aux environs de leur village, afin de rencontrer en personne les membres de ces communautés.
L'une des jeunes femmes que l'on voit à l'écran, Roopali Jain (qu'on appelle Ruby), est propriétaire d'un salon de beauté dans le village de Guna, dans le Madhya Pradesh. Ruby explique que si elle a pu finir ses études et arriver en 12e année, et se lancer dans une carrière ambitieuse, c'est parce que sa mère l'a soutenue.
« Si ma mère n'avait pas été instruite, elle n'aurait pas poussé ses enfants à faire des études », dit Ruby à Radio UNICEF, « parce que mon père pensait que les filles devaient se marier jeunes - mais ma mère a insisté pour que ses filles soient éduquées. Si je n'avais pas été éduquée, je n'aurais pas pu ouvrir mon salon de beauté et je n'aurais pas pu réussir. »

Krishna Bagel, une autre « fille star », enseigne dans une école primaire publique du village de Tikaria, dans le Madhya Pradesh. Le père de Krishna s'était promis que tous ses enfants finiraient leurs études, et il l'a encouragée à continuer. Toute petite, elle savait déjà qu'elle voulait être professeur.
Avant de faire la classe aux enfants, Krishna apprenait à lire et à écrire à des femmes qui suivaient un cours du soir. Elle dit que c'est encore parfois difficile de convaincre les parents d'inscrire leurs filles à l'école.
« Avant que l'école commence le matin, je fais une tournée pour mettre un peu pression sur les familles, en leur disant qu'elles doivent envoyer leurs filles en classe », explique Krishna lors d'une interview au téléphone, ajoutant que ces visites à domicile ont lieu tous les trois à quatre jours.
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