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Nigeria : l'UNICEF et ses partenaires créent une école modèle « amie des enfants »

©UNICEF Nigeria/2004/Ozoh
Au centre d'éducation pour les jeunes enfants, un repas est servi trois jours sur cinq.

L'école primaire modèle de New Owerri, au Nigeria, est la preuve que les initiatives prises pour adapter les écoles aux besoins des enfants peuvent réussir. Avant 2000, ce n'était qu'une école élémentaire négligée comme tant d'autres, avec des bâtiments délabrés et une population scolaire très peu différente de celles qui fréquentent généralement les établissements qui se trouvent en pareilles conditions.

Tout a changé au début de 2002, lorsque l'école a obtenu le statut « amie des enfants », selon la classification de l'UNICEF. Depuis, un partenariat solide regroupant l'UNICEF, le Conseil d'éducation primaire de l'État de Imo et l'association de parents-enseignants de l'école (PTA) a permis de rendre le cadre scolaire accueillant pour les enfants, qu'il s'agisse de l'enseignement ou de la détente.

Une large enceinte offre un espace de jeu suffisant pour les 1 136 élèves de l'école. Le nombre de filles est supérieur de 6 pour cent à celui des garçons, leur taux d'inscription étant de 53 pour cent contre 47 pour cent de garçons. Les élèves sont répartis dans plus de 52 classes, chacune ayant son instituteur attitré. Douze autres membres du personnel jouent divers rôles dans l'école. Les demandes d'inscription continuent d'arriver en masse, car l'école est l'établissement que choisissent en premier de nombreux habitants de la communauté. Avec cet afflux d'élèves, les infrastructures sont utilisées au maximum, et seulement 16 salles de classe sont actuellement disponibles.

L'école et la communauté travaillent main dans la main

L'une des principales forces de cette école est son association active de parents-enseignants (PTA), qui participe à beaucoup des projets en cours, notamment la construction d'un corps de bâtiment qui abritera dix salles de classe. L'association a aussi contribué à améliorer la sécurité à l'école en faisant installer des dispositifs anti-effraction sur les portes. Elle prend son rôle très au sérieux. Selon P.M. Okoro, qui en est vice-président, ce groupe se réunit trois fois par semestre, et à tout autre moment, si besoin est.

Sir Sam Iheakama, deuxième vice-président de la PTA, fait valoir que le domaine de la Banque mondiale où l'école est située est une communauté en soi, dont les résidents sont très attachés à l'éducation de leurs enfants. Il explique que les réunions de l'association rassemblent toujours beaucoup de monde : plus de 80 parents sont présents à chaque fois. Selon lui, la communauté a une excellente opinion de l'école primaire modèle, et « les parents souhaitent tous inscrire leurs enfants dans cette école. »

© UNICEF Nigeria/2004/Ozoh
L'UNICEF, en collaboration avec le service des eaux de l'État, a fourni à l'école un trou de sonde équipé d'une pompe à main.

Améliorer l'eau et l'assainissement

La PTA a amélioré l'hygiène personnelle des élèves en fournissant des cuvettes et des stands pour chacune des 16 salles de classe, ainsi que divers autres articles comme du savon et du papier hygiénique pour les latrines.

L'école primaire modèle est équipée d'une série complète de fosses d'aisance améliorées et ventilées pour les garçons et pour les filles. L'approvisionnement en eau est satisfaisant ; le Conseil d'éducation primaire de l'État a fourni deux citernes qui sont constamment réapprovisionnées. Pendant la récréation, les élèves se précipitent avec leurs tasses et leurs bols en plastique pour aller chercher de l'eau au trou de sonde muni d'une pompe à main fourni par l'UNICEF, en collaboration avec le service des eaux rural de l'État. Ce trou de sonde est l'une des installations essentielles d'une école amie des enfants. Et de nombreuses personnes l'utilisent, en plus des élèves et des professeurs de l'école. Étant donné qu'il constitue la source d'eau la plus régulière dans les environs immédiats, le domaine de la Banque mondiale en dépend aussi pour son approvisionnement en eau. Les membres de la communauté ont reconnu son utilité, et ont exprimé leur appréciation au personnel de l'école, notamment la directrice, qu'ils surnomment la « mère bénie ».

Un bon départ, grâce à la lecture et au jeu

Quelque 120 enfants sont inscrits au centre d'éducation préscolaire de l'école, qui est divisé en deux sections. L'accent est mis sur la stimulation psychosociale des jeunes enfants, qui jouent et apprennent dans un cadre accueillant, au milieu d'images et de jouets.

Emelia Onyekwere est responsable de cette section. Avec quatre autres institutrices, elle anime des classes pendant lesquelles les enfants chantent, dansent, font des mouvements corporels et se livrent à des observations, portant notamment sur des objets dans la classe et à l'extérieur.

Trois jour sur cinq, l'association de parents-enseignants fournit des repas de mi-journée aux élèves du centre d'éducation préscolaire. Pour certains d'entre eux, c'est une rare occasion de recevoir un repas nutritif. Avec un peu d'aide de leurs institutrices, les enfants apprennent aussi à manger convenablement.

La bibliothèque bien fournie de l'école renferme près de 1 360 livres, dont un grand nombre proviennent de l'UNICEF. Un bibliothécaire à plein temps qui a reçu une formation sur la gestion des bibliothèques d'écoles primaires s'occupe de la collection.

« La présence de l'UNICEF est bien visible dans notre école », dit Eugenia Chima, l'actuelle directrice. Afin qu'elle puisse devenir amie des enfants, l'école a reçu des pupitres, des chaises, des livres, du matériel pour la bibliothèque, des sanitaires, un trou de sonde, des matériels pour les jeunes enfants et une trousse médicale d'urgence, en plus d'autres article. Mme Chima explique que sa vie a changé depuis qu'elle a pris la tête de l'école. « Toute la communauté m'appelle la 'mère bénie' . Même si je prends ma retraite maintenant, je suis satisfaite. »